Marie Desrosiers au sujet de la psychanalyse aujourd’hui.

 

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Marie Desrosiers

Voir notice bibliographique.
NOTICE BIOGRAPHIQUE :
Marie Desrosiers est psychologue en cabinet privé à Saint-Charles- Borromée (Nord de Lanaudière) et membre de l’Ordre des Psychologues du Québec depuis 1987.
Après avoir complété sa formation en psychologie communautaire à l’Université Laval, elle travaille d’abord en recherche-intervention et en évaluation des programmes dans le domaine de la santé communautaire. Ses champs d’intérêts sont alors : les réseaux de support social et les différences dans les cultures de soins entre les milieux non professionnels et les soins institutionnels.
C’est au début des années 90 qu’elle débute une pratique clinique en cabinet privé auprès d’adolescents et d’adultes. Elle décide alors de poursuivre les séminaires de formation à la psychothérapie psychanalytique offerts par le Centre Étayage de Québec où elle fera la connaissance des divers acteurs de la psychanalyse montréalaise qui deviendront, quelques années plus tard, son principal point d’attache québécoise en psychanalyse.
En 2002, après plusieurs années de clinique supervisée et de séminaires continus, elle obtient l’accréditation de l’Association des Psychothérapeutes Psychanalytiques du Québec (APPQ) dont elle est toujours membre.
Jusqu’en 2012, elle participe activement à diverses activités de formation et de transmission de la psychanalyse (séminaires théoriques, échanges cliniques; travaux d’écriture) au sein de divers groupes.
Ainsi, tout en poursuivant les séminaires de l’ APPQ, elle est invitée à participer, comme membre externe, à des séminaires continus de la Société de Psychanalyse de Montréal (SPM). Elle y développe notamment un intérêt pour les travaux de Sandor Ferenczi et oriente ses réflexions sur la question du trauma et de l’événement psychique puisque son travail clinique la met en contact avec nombre de victimes d’événements potentiellement traumatiques. Ses travaux l’amènent à prononcer, en 2015, une conférence sur ce sujet au Colloque International Ferenczi à Toronto.
Dans ses principaux articles publiés dans la revue Filigrane, l’illustration d’impasses ou
de difficultés propres à la clinique de psychothérapie psychanalytique reste sa source
d’inspiration.
En 2010 elle rejoint, à titre de membre actif, la Libre Association pour la Psychanalyse
de Montréal (LAPM) et prend part à leurs présentations lors de conférences publiques à
Montréal et à l’Université du Québec à Trois-Rivières.
A la même époque, elle participe aussi à des séminaires chapeautés par l’École
Lacanienne de Montréal (ELM), ce qui lui permet de créer des liens avec des analystes
dont elle ne partage toutefois pas l’enseignement lacanien. Ces séminaires continus
s’étalant sur quelques années lui permettent de développer une ouverture particulière à
diverses questions concernant la psychanalyse en lien avec la Littérature et l’Écriture.
Cet intérêt l’amène depuis 2013 à participer aux colloques de Cerisy-la-Salle sur cette question, organisés par le psychanalyste Jean-François Chiantaretto (Université Paris 13).
La question du trauma psychique, un thème récurrent, l’amène notamment à participer à un travail collectif québécois provenant de divers lieux de parole (littérature comparée, anthropologie, traduction, psychanalyse) autour de l’ oeuvre de Janine Altounian dont le travail colossal porte sur la transmission transgénérationnelle du trauma chez les descendants de survivants au génocide Arméniens. Le défi consiste alors à tisser des ponts entre cette écriture de la survivance et l’expérience québécoise. Un colloque a été tenu par ce groupe à l’ Acfas en 2011 et le livre du collectif, La survivance en héritage, est paru aux Presses de l’université Laval en 2012.
C’est en 2012 qu’elle devient analyste en formation à l’Institut de Psychanalyse de Montréal (IPM), formation qu’elle devrait compléter cette année. Elle se consacre de façon intensive, depuis 4 ans , à une série de séminaires continus portant principalement sur l’ oeuvre de Freud, mais aussi sur la pensée de Piera Aulagnier , sur Le travail de la culture et l’espace clinique et sur les problématiques actuelles en psychanalyse.

Saint-Charles-Borromée, le 18 août 2016.
Marie Desrosiers.

Notes bibliographiques :
Desrosiers, M. 2015, Passer les frontières, Bulletin de la Société Psychanalytique de Montréal, vol.27, no 1, p.5257.
Desrosiers, M. 2015, L’assurance-traumatismes et ses risques de désaveu. Conférence présentée dans le cadre de la Conférence Internationale Sandor Ferenczi, mai 2015, Université Victoria, Toronto.
Desrosiers, M. 2013, Souvenir d’un « trou » normand. Cerisy-la-Salle, Bulletin de la Société Psychanalytique de Montréal, vol.25, no.3, p.3133.
Desrosiers, M. 2012. Les visages effacés, in : La survivance en héritage-Passages
de Janine Altounian au Québec. Ouvrage collectif sous la direction de Simon Harel, Nellie Hogikyan et Michel Peterson. Québec, Presses de l’Université Laval, p 5991.
Desrosiers, M. 2011, Les Sauvages sont passés. Conférence prononcée dans le cadre de la présentation collective intitulée « De l’héritage traumatique à la survivance : parcours de l’ oeuvre de Janine Altounian », sous la responsabilité de Simon Harel et Nellie Hogikyan,
ACFAS, le 13 mai 2011 à l’Université Bishop, Sherbrooke.
Desrosiers, M. 2010, Une onde de choc, Tribune Juive.
Desrosiers, M. 2009, Je ne vois de vous que ce que j’ai sous les yeux, Filigrane, automne 2009.
Desrosiers, M 2009, Du trauma : de l’Origine vers l’Originaire. Présentation à la Société
Psychanalytique de Montréal par les membres du Séminaire La psyché et le trauma, sous la direction de Josette Garon, Montréal, décembre 2009.
Desrosiers, M. 2008, Le thérapeute, malade de son amour du métier, Filigrane, vol. 17, no 1, 121141.
Desrosiers, M. 2005, Suicide, révélation et élaboration du traumatique, Filigrane, vol.14, no.2, 93111.
Desrosiers, M. 2005, Les adultes victimes d’agression sexuelle pendant leur enfance,
Psychologie Québec, mars.